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Coordonnées Lambert,
calculées par station totale (réseau GPS WALCORS), Coordonnées 72 ;
Z=DNG ; Borne XY0: X=165994,832 Y= 85148,523
précision: 1,07cm ; Z= 215,106m précision: 3,10cm
;
parc. Cad. Viroinval, Dourbes, 8e Div., 2e feuille, nos
919, 920, 585, 584, 577m, 586p et 586l
FOUILLE
DE LA PORTE OCCIDENTALE
La
porte occidentale, orientée face au versant ouest donnant sur le
Viroin, est déjà protégée à l’extérieur de la fortification par une
pente rocheuse dont la déclivité est très marquée.
Nous
avons été surpris par la robustesse de la structure, d’autant
qu’avant la fouille le terrain marquait une ouverture dans les
remparts relativement étroite (trois mètres tout au plus à la base)
et une entrée parfaitement horizontale, dans la largeur du chemin
existant, mais aussi sur son côté sud (au moins sur quatre mètres)
et au nord (environ un mètre cinquante).
Au vu
de l’importance du travail que constitue la fouille de remparts
protohistoriques, la largeur de la « tranchée » d’investigation
avait été calculée en fonction de l’ouverture encore visible de la
fortification, de façon à recouper celle-ci de part et d’autre, soit
3 mètres 75 sur une longueur de 25 mètres. Il s’est avéré que la
porte n’avait pas tout à fait l’orientation du chemin actuel et
qu’elle était plus large que la trouée du rempart. La fouille de cet
accès à la fortification devra donc être poursuivie en 2010, lors de
notre prochaine campagne ; la fouille a d’ailleurs été laissée
ouverte en vue de l’achèvement du travail.
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Fragment de maxillaire inférieur humain provenant du fossé de la
fortification, au droit de la porte occidentale |
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Le
fossé, profond de 1 mètre 42 à l’endroit du profil nord, de 1 mètre
64 à l’endroit du profil sud et large de 4 mètres 07 au nord de la
fouille, de 4 mètres 32 au sud de la fouille, est traversé par un
massif de roche horizontal bien taillé de 4 mètres 30 de large
constituant un passage, en alignement avec deux trous de poteau qui
constituent la poutraison verticale de la paroi nord du couloir
d’accès. L’autre partie du couloir, au sud, reste encore à dégager.
Le fond du fossé a une allure horizontale, tandis que les bords sont
taillés plus ou moins verticalement. Le flanc rocheux nord du
passage d’accès fait apparaître la trace taillée en « auge» d’une
phase plus ancienne de creusement du fossé. Cette trace est encore
visible dans le profil opposé nord, sous forme de plusieurs pierres
plates épousant cette forme en « auge ».
Les
trous de pieux sont d’une dimension plus importante (entre 49cm et
71cm de diamètre) que ceux dégagés en 2006 lors de la fouille de la
porte du rempart oriental. Une série de trois trous (17004, 17005 et
17007) creusés en pleine roche calcaire, sont alignés sur le bord
nord du « pont » rocheux de l’entrée ; l’écartement entre les
poteaux du « couloir » est de 2 mètres 67, leur profondeur est
de…par rapport à la surface rocheuse ; un quatrième semblerait être
« central » à l’arrière du couloir ; il n’est en tous cas ni aligné
sur les autres, ni sur le bord sud du passage rocheux. La fouille
2010 nous en donnera le plan complet, bien que celui-ci soit déjà
très compréhensible, de par l’excellente conservation des vestiges.
Un
parement en pierres calcaires plates, dont les trois tas restants
sont bien alignés verticalement a été recoupé par les deux profils,
de part et d’autre de la « tranchée » d’investigation, en retrait de
1m55 du fossé. Les éléments de poutraison verticale ainsi que ce
parement et quelques petites fiches en fer sembleraient faire dater
cette porte de la Tène finale avec un rempart de type « Murus
Gallicus », comme le rempart oriental, mais n’oublions pas que les
poteaux sont plus massifs et que l’on décèle deux périodes dans la
construction du fossé. Les datations radiocarbone pourront
vraisemblablement nous aider à en déterminer la chronologie plus
précisément.
Le
matériel recueilli est beaucoup moins abondant en éclats de silex
que le secteur du rempart occidental fouillé en 2005, situé plus au
sud. Par contre le matériel osseux humain est abondant, surtout dans
le fossé, et en périphérie du passage rocheux avant (plusieurs
maxillaires inférieurs, quelques fragments de calottes crâniennes et
de nombreuses dents), ce qui fait penser aux pratiques de
mutilations et d’expositions de têtes coupées de l’époque.
Du
matériel en fer, tels que clous, petites fiches, mais aussi pointe
de lance ont été mis au jour à l’intérieur du couloir ainsi que
quelques fragments de poterie noire.
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"Pont" rocheux, vers le sud. |
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Pointe de lance en fer (Tène
finale) |
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Bibliographie
ANONYME, 1965. Vestiges
archéologiques, Olloy-sur-Viroin et la région. Bulletin
bimestriel de l'U.C. Olloy Syndicat d'Initiative Générale,
XII, p. 37-38.
BEQUET A., 1888. Nos fouilles en 1885,
Annales de la Société Archéologique de Namur, XVII, p.
249-251.
BEQUET A., 1890. Relevé des
retranchements fortifiés sur les hauteurs, Annales de la
Fédération Archéologique et Historique de Belgique, VI, p.
225-226.
CAHEN-DELHAYE A. & JADIN
I., 1986. Fouille d'un 'murus gallicus' à Lompret (Hainaut), Infos-Archéo,
12, p. 3-7.
CAHEN-DELHAYE A. & JADIN
I., 1990. La place forte de Lompret (Sud du Hainaut belge). In LEMAN-DELERIVE G. (dir.),
Les Celtes en France du Nord et en
Belgique. VIe-Ier siècle avant J.-C., Bruxelles, Crédit
Communal, p. 51-55.
DOYEN J.-M. & WARMENBOL
E., 1981. La fortification
protohistorique d'Olloy-sur-Viroin,
Bruxelles (Publications ... Amphora, XI).
DOYEN J.-M. & WARMENBOL E., 1984. La
fortification protohistorique d'Olloy-sur-Viroin (province de
Namur, Belgique). In CAHEN-DELHAYE A. et alii
(éd.), Les Celtes en Belgique et dans le Nord de la France.
Actes du 6ème Colloque de l'A.F.E.A.F., tenu à Bavay et Mons
Lille (Revue du Nord, n° spécial hors série), p. 171-179.
ECKHARDT H., 1996.
Pfeil und Bogen. Eine
archäologisch-technologische Untersuchung zu urnenfelder- und
hallstattzeitlichen Befunden, Espelkamp, Verlag Marie
Leidorf (Internationale Archäologie, 21), 436 p.
STERCKX C., 2005.
Les mutilations des ennemis chez les Celtes préchrétiens,
L’Harmattan.
WARMENBOL E. & PLEUGER J.-L., 2006. La
fortification protohistorique d'Olloy-sur-Viroin (Namur).
Campagnes de fouilles 2004 et 2005, Lunula. Archaeologia
protohistorica, XIV, p. 135-138.
WARMENBOL E. & PLEUGER J-L. 2007 ;
Viroinval / Olloy : fouilles 2004 et 2005 sur la fortification
protohistorique du « Plateau des Cinques », Chronique de
l’Archéologie wallonne, 14, p.189-192.
Sources
FECHNER K., 2004.Olloy-sur-Viroin. Rapport de terrain
pédologique de la visite du 19 juillet 2004. Rapport interne.
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| photographies hors publications |
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| Clous et petites
fiches en fer (La Tène Finale) |
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| Tessons de poterie
noire |
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| Pointe en silex |
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| Fragment de calotte
crânienne humaine (fossé) |
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| Plaquette de cuivre et
anneau en bronze |
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| Un trou de poteau de
la porte |
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| Vue de la fouille |
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