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Une
tranchée N.E.- S.W. (1) a été ouverte dans la
partie basse du cimetière de l’église de 1606,
afin de procéder au relevé de la pente du niveau
d’inhumation. La découverte de plusieurs fosses
d’inhumation confirme la période tardive de cette
partie (après 1606). Le christ en croix de 1482
découvert en 1998 semble être une récupération de
l’ancien cimetière, incorporée à la maçonnerie du
mur Est lors de sa construction (aucune sépulture
n’était en connexion sous la croix.)

Une coupe transversale du cimetière primitif a été
effectuée (2). De nombreuses fosses ont été
observées dans le profil et la trace sur la roche
calcaire de la fondation du mur d’enceinte
(épaisseur moyenne : 1m30) de l’ancien cimetière
fortifié a été mise à jour, en connexion avec les
fondations d’une tour carrée. Il s’agit sans doute
de la tour refuge ou donjon, récupérée plus tard
lors de l’agrandissement de la mononef en 1545.
Incorporée à la nouvelle construction de 1606,
elle servit d’assise au clocher définitif. La
position latérale du clocher et la forte épaisseur
des murs laissaient d’ailleurs supposer une
réutilisation d’une construction primitive. La
découverte d’une figuration sur parchemin, datant
de 1546 (3) , a d’ailleurs confirmé la
fortification du cimetière, vraisemblablement vers
la deuxième moitié du 15ème s. En tout cas avant
1482 (voir les différents éléments lapidaire
retrouvés sur le site). Nous ne sommes donc pas en
présence d’un château comme l’appellation stricto
sensus « Château du Mousty », et comme les
fouilles d’avant 1990 le laissaient croire, mais
bien d’une fortification de cimetière.
L’appellation « Château » a été donnée au site par
extension comme un peu partout dans la région (Doische,
Treignes, etc…). L’Entre Sambre et Meuse
correspond à ce qu’on a appelé « la trouée de
l’Oise », voie d’invasion empruntée à chaque
conflit par les différentes armées. Le cimetière
et l’église constituaient alors un refuge où la
population pouvait entasser bétail et récoltes en
cas de passage des armées et la grosse tour du
cimetière, devenue tour d’église en était le «
donjon ». La porte d’accès à cette tour a été
repérée dans l’élévation extérieure du mur
gouttereau de l’église et un dernier sondage du
côté intérieur permettra certainement de vérifier
la jonction entre les parties Nord et Sud de
l’ancien mur d’enceinte, traversant l’église
actuelle.
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