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 LE CHÂTEAU DE HAUTEROCHE A DOURBES 2001

 Elisa PLEUGER, Jean-Luc PLEUGER.

 

 

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Hauteroche 84-85
Hauteroche 2000
 

La fouille du château de Hauteroche à Dourbes (coord. Lambert : 86,450 Nord/ 166,500 Est. Parcelle
cadastrale : Viroinval, sect. C, n°321) a été réalisée entre 1976 et 1985 par l’asbl « Forges St Roch », sous la direction de G. DEBOE, J-L PLEUGER et J. PLUMIER, sous l’égide du Service des Fouilles (Pleuger et De Boe, 1978 ; De Boe et Pleuger, 1979 ; De Boe et Pleuger, 1980 ; Plumier et Pleuger, 1986).
La fouille ré-entreprise en juillet 2000 (Pleuger et Pleuger, 2001) a été poursuivie en 2001 par l’asbl Forges St Roch, sous l’égide du Service Régional des Fouilles.
La plus grande partie de la recherche a porté sur le dégagement des deux fossés(b et e) ainsi que la fouille en aire ouverte du châtelet (ou fortification avancée) (d) du 16ème siècle.
Des traces de mortier du sous pavement ont été observées en quatre endroits de sa « surface de manœuvre ». La fouille en aire ouverte permettra en 2002 de vérifier si l’entièreté du « châtelet » était couverte d’un dallage dont un élément en place avait été localisé lors des fouilles 2000. La fouille du système d’entrée en chicane a permis de constater , par la présence d’une tranchée de fondation que la muraille extérieure a subi un remontage presque total après sa construction.
Une monnaie de Jean de Horn (une contrefaçon d’époque) de 1494 retrouvée dans un remblai du fossé extérieur (b) nous donne une datation approximative de la phase de construction de la muraille.
La coupe pratiquée dans le fossé extérieur (b) (photo 1 et 2) où un relevé stratigraphique complet a été effectué, a permis de dégager deux aires de travail (stockage de sable et fosse à chaux) qui pourraient correspondre aux deux phases de construction – réfection successives. Il semblerait que la taille abrupte (c) de la roche au fond du fossé (fossé naturel aménagé) soit antérieure à ces deux périodes. La campagne de fouille de 2002 permettra de vérifier cette hypothèse
 

  1.

Durant l’hiver pluvieux de 2001, le sol détrempé s’est effondré (photo 3) en un endroit du fossé extérieur, laissant une ouverture béante de Im² environ. La cavité ainsi découverte a pu être topographiée jusqu’à 7m20 de profondeur, ainsi que plusieurs ramifications, laissant apparaître un filon de limonite de plus ou moins 20 cm de large, vertical de direction S.E. – N.W. Il s’agit vraisemblablement d’une mine, sans doute antérieure aux travaux de construction du châtelet, vers 1494.
Une grande quantité de déblais et de nombreux fragments de minerai de fer (limonite) tapissaient le fond du fossé, une épaisseur d’environ 1m20

  

                                     2. 3.

Le fossé intérieur (e), contemporain de la forteresse du 14èmesiècle (f) a été dégagé sur toute sa longueur. La roche présente un pendage de direction S.E – N.W.  Elle apparaît  retaillée à l’endroit du pont, comme déjà signalé en 1986(Plumier et Pleuger, 1986), mais aussi sur sa partie supérieure, côté S.E. , là où la configuration du sol   n’offre plus une défense naturelle suffisante.  La base d’une seconde pile de pont, de facture tardive, a été dégagée dans l’axe de la porte d’accès.  Un sondage de 2m x 15m a été effectué dans le prolongement de la coupe transversale aux fossés, à l’écart sur le « plateau de Bieure » (a), en vue peut-être de faire apparaître des structures plus anciennes, notamment gallo-romaines.  La découverte de nombreux fragments de taegulae et imbrex et de pierres de tuf de récupération dans les fouilles laisse en effet présager la présence proche d’un bâtiment.  De nombreuses traces d’occupation, notamment d’époque romaine, ont en effet été relevées sur ce plateau (voir notamment la fouille des 2 temples jumelés et de la villa romaine tout proches par le Service National des Fouilles et les Forges St Roch asbl, anciennement Cercle Archéologique des Fagnes) (De Boe, 1982).  Malheureusement, à part du matériel du 16ème siècle, aucune structure n’a pu être mise à jour.

La campagne 2002 permettra certainement de préciser la chronologie et localiser l’accès de façon précise, notamment par la fouille complète du fossé extérieur.

 

Bibliographie :

Pleuger J.L.& De Boe G. 1978. Le château de Hauteroche à Dourbes. Archaeologia Belgica , Bruxelles, Service National des Fouilles, 206,Conspectus MCMLXXVII, p.122-126.

De Boe G. et Pleuger J.L. 1979. Le château de Hauteroche à Dourbes. Archaeologia Belgica,  Bruxelles,

Service National des Fouilles, 213, Conspectus MCMLXXVIII, p.159-163.

De Boe G. et Pleuger J.L. 1980. Le château de Hauteroche à Dourbes. Archaeologia Belgica, Bruxelles,

Service National des Fouilles, 223, Conspectus MCMLXXIX, p.122

Plumier J. et Pleuger J.L. 1986. Le château de Hauteroche à Dourbes. Archaeologia Belgica II, Bruxelles,

Service National des Fouilles, 1, p.109-112.

Pleuger J.L. et Pleuger E. 2001. Viroinval/Dourbes : fouille du château de Hauteroche. Chronique de l’Archéologie Wallonne, Namur, 9, p ;227-228.

De Boe G. 1982. Le sanctuaire gallo-romain dans la plaine de Bieure à Matagne-la-Grande. Archaeologia Belgica, Bruxelles, Service National des Fouilles, 25                                                                                          

 

 

 

 
 
 
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