LA RECHERCHE

 

 

 

     

       

 

Les stages
Les méthodes
Lien Wikipedia
Les photos aériennes
 

 LE CHÂTEAU DE HAUTEROCHE À DOURBES 2000

 Jean-Luc PLEUGER, Elisa PLEUGER.

 

 

      Index | Sommaire | Stages été | Inscription | Stages d'archéologie | Patrimoine | Publications | Contact
   
 
   
 

 

Liens publiés
 

Hauteroche 1977

Hauteroche 1978
Hauteroche 1979
Hauteroche 84-85
 

La fouille du château de Hauteroche à Dourbes (coord. Lambert : 86,450 Nord/ 166 ,500 Est. Parcelle cadastrale :Viroinval, sect. C, n°321) a été réalisée entre 1976 et 1985 par l’asbl « Forges St Roch », sous la direction de G. DE BOE, J-L PLEUGER et J. PLUMIER, sous l’égide du Service des Fouilles.
Parallèlement, une consolidation avait été entreprise. Cette campagne de fouille de près de 10 ans avait permis d’établir un plan d’ensemble précis des maçonneries et en dégager une chronologie relative. Deux phases principales, avec des subdivisions dues à des aménagements complémentaires avaient été bien définies (PLUMIER J. ET PLEUGER J-L., 1986, Le château de Hauteroche à Dourbes (com. De Viroinval) Archaeologia Belgica II, p109-112). Le corps même de la fortification accrochée à son piton rocheux (un donjon (A), une tour carrée(C), les courtines Nord et Ouest) fut construit à la fin du 13e S, début 14e S. A la fin du 15e S, début 16e S, la porte fut fortifiée par l’adjonction de deux tourelles et divers murs de refend furent ajoutés à la construction.
 

            

Fig. 1

      Fig. 2

 

De même, un châtelet ou fortification avancée, (Q) fut érigé à l’avant du bâtiment pour résister au mieux au canon. Le château fut pris peu de temps après par Henri II (1554) puis vraisemblablement démantelé par Guillaume le Taciturne en 1555. Les recherches ont repris pendant l’été 2000, en vue de compléter le plan du châtelet et de vérifier sa chronologie. Parallèlement, une recherche iconographique et documentaire est en cours. La fouille de la zone Nord du châtelet a permis d’établir un profil du remblai intérieur de la fortification de l’entrée « en chicane » (Q1). De même, son niveau intérieur a pu être déterminé avec précision grâce à la présence de l’enrochement, du mortier de sous-pavement et d’une dalle d’environ 25 x 25cm encore en place. Une tranchée transversale Est-Ouest a été ouverte et a permis de vérifier le profil de l’assise rocheuse du promontoire et d’effectuer les coupes des deux fossés parallèles.

De nombreux tessons de tuiles romaines ont été relevés dans les parties inférieures, ce qui atteste l’occupation du site à l’époque romaine. Sans doute s’agit-il d’un bâtiment proche, sur l’extrémité du « plateau de Bieure », où de nombreuses occupations de cette époque ont été vérifiées.

Aucune structure particulière (trou de poteau, maçonnerie…) n’a pu être mise à jour jusqu’à présent dans ce secteur. Apparemment, aucune maçonnerie ne relie la tourelle (Q2) au reste de la fortification. Le dégagement du fossé central (R) a été poursuivi jusqu’à la roche et présente un profil taillé à l’horizontal à sa base. Le matériel découvert est très peu abondant ; celui-ci confirme cependant la chronologie pressentie précédemment, soit le début du 16eS pour la construction du châtelet. L’occupation romaine antérieure n’avait pas été décelée lors des campagnes précédentes.

 

 

Illustrations :

1. Plan général du château, dernier état avant la destruction de 1555.
2. Dessin aquarellé du château de Hauteroche à la fin du 19e S, côté châtelet (provenance inconnue).
3. Montage panoramique de la tranchée transversale Est-Ouest, en vue horizontale.

Autorisation de fouille :
A.M. : 00/A22/19.000/M.D.
 

 
     
 
photographies hors publications