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La fouille du château de
Hauteroche à Dourbes (coord. Lambert : 86,450 Nord/ 166 ,500 Est. Parcelle
cadastrale :Viroinval, sect. C, n°321) a été réalisée entre 1976 et 1985 par
l’asbl « Forges St Roch », sous la direction de G. DE BOE, J-L PLEUGER et J.
PLUMIER, sous l’égide du Service des Fouilles.
Parallèlement, une consolidation avait été entreprise. Cette campagne de
fouille de près de 10 ans avait permis d’établir un plan d’ensemble précis
des maçonneries et en dégager une chronologie relative. Deux phases
principales, avec des subdivisions dues à des aménagements complémentaires
avaient été bien définies (PLUMIER J. ET PLEUGER J-L., 1986, Le château de
Hauteroche à Dourbes (com. De Viroinval) Archaeologia Belgica II, p109-112).
Le corps même de la fortification accrochée à son piton rocheux (un donjon
(A), une tour carrée(C), les courtines Nord et Ouest) fut construit à la fin
du 13e S, début 14e S. A la fin du 15e S, début 16e S, la porte fut
fortifiée par l’adjonction de deux tourelles et divers murs de refend furent
ajoutés à la construction.
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De même, un châtelet
ou fortification avancée, (Q) fut érigé à l’avant du bâtiment pour
résister au mieux au canon. Le château fut pris peu de temps après
par Henri II (1554) puis vraisemblablement démantelé par Guillaume
le Taciturne en 1555. Les recherches ont repris pendant l’été 2000,
en vue de compléter le plan du châtelet et de vérifier sa
chronologie. Parallèlement, une recherche iconographique et
documentaire est en cours. La fouille de la zone Nord du châtelet a
permis d’établir un profil du remblai intérieur de la fortification
de l’entrée « en chicane » (Q1). De même, son niveau intérieur a pu
être déterminé avec précision grâce à la présence de l’enrochement,
du mortier de sous-pavement et d’une dalle d’environ 25 x 25cm
encore en place. Une tranchée transversale Est-Ouest a été ouverte
et a permis de vérifier le profil de l’assise rocheuse du
promontoire et d’effectuer les coupes des deux fossés parallèles.
De nombreux tessons de tuiles romaines ont été relevés dans les
parties inférieures, ce qui atteste l’occupation du site à l’époque
romaine. Sans doute s’agit-il d’un bâtiment proche, sur l’extrémité
du « plateau de Bieure », où de nombreuses occupations de cette
époque ont été vérifiées.
Aucune structure particulière (trou de poteau, maçonnerie…) n’a pu
être mise à jour jusqu’à présent dans ce secteur. Apparemment,
aucune maçonnerie ne relie la tourelle (Q2) au reste de la
fortification. Le dégagement du fossé central (R) a été poursuivi
jusqu’à la roche et présente un profil taillé à l’horizontal à sa
base. Le matériel découvert est très peu abondant ; celui-ci
confirme cependant la chronologie pressentie précédemment, soit le
début du 16eS pour la construction du châtelet. L’occupation romaine
antérieure n’avait pas été décelée lors des campagnes précédentes.

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Illustrations :
1. Plan général du château, dernier état avant la
destruction de 1555.
2. Dessin aquarellé du château de Hauteroche à la fin du
19e S, côté châtelet (provenance inconnue).
3. Montage panoramique de la tranchée transversale
Est-Ouest, en vue horizontale.
Autorisation de fouille :
A.M. : 00/A22/19.000/M.D.
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photographies hors publications
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